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Il y avait foule ce dimanche pour célébrer le 71e anniversaire de la rafle des habitants de Nantua. Une rafle ou une horde d’Allemands arrêta sans distinction d’age tous les hommes valides de la commune. Ils s’introduisirent dans toutes les maisons usines et collèges compris avec l’objectif de déporter plus de 150 hommes valides.

Une trentaine d’entre eux purent s’évader  en sautant du train qui les menait à Buchenwald. Les autres périrent tous dans l’horreur et l’inhumanité des camps de concentration.

Le maire de Nantua Jean-Pierre Carminati a rappelé qu’il n’y avait pas lieu de faire des distinctions entre les victimes collégiens, les professeurs les résistants les simples citoyens, dont le destin funeste fut celui de croiser la route des commandos allemands. Ils sont morts victimes du combat contre l’occupant, pour la résistance et pour la France. Tout était des victimes innocentes et il n’y a pas d’échelle de valeur face à la perte d’un être cher.

Le premier magistrat de la ville a terminé son allocution avec cette très belle citation de Nelson Mandela : personne ne nait en haïssant une autre personne en raison de la couleur de sa peau de sa religion ou de son passé. Les gens doivent apprendre à haïr et si ils peuvent haïr, on peut aussi leur enseigner à aimer, car l’amour nait plus facilement dans le coeur de l’homme que son contraire.

Les personnalités et le public présent se sont rendus en cortège à l’ancienne gare, puis  sur le parvis de l’église de la ville en souvenir de l’abbé Gay, puis au collège de la ville de Nantua, lieu dit différentes exactions des commandos allemands le 14 décembre 1943.